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Dans les coulisses d'ETHIQUABLE

l'humain pour capital

Le court-métrage « L'humain pour capital » se concentre sur trois entreprises coopératives : Scopelec, l'Orchestre de Chambre de Toulouse et ETHIQUABLE. Il préfigure un film documentaire à sortir en 2018.

Roland Moreau, le réalisateur, capte l'ambiance particulière qui règne dans les SCOP. Il révèle tous les infimes détails qui montrent le but commun des salariés sociétaires :  décider ensemble pour construire dans la durée. Le film se focalise sur les instants de vie collective, où la responsabilité personnelle est partagée collectivement.

C'est lors du séminaire des salariés de cet été 2017 que Roland Moreau est venu poser sa caméra chez ETHIQUABLE.

Nous l'avons à peine remarqué. Sans préparations particulières et ni quelconques avertissements à l'équipe, sa caméra et son micro se sont fondus dans le décor.

Ce tournage en immersion dévoile joliment nos coulisses.

"Dans une coopérative, un homme égale une voix. Certes, le travail est le même qu'ailleurs, mais on sent ici quelque chose de particulier lié au respect des valeurs humaines. Chaque salarié est responsable de l'entreprise, et plus particulièrement co-responsable." Roland Moreau

Scopelec, deuxième coopérative de France, a été créée en 1973 pour développer l'emploi des jeunes dans la petite ville de Revel. Elle a racheté au fur et à mesure plusieurs entreprises pour s'imposer sur le marché très compétitif des réseaux de télécommunication. Avec 2800 salariés et un chiffre d'affaires de 370 millions €, 75% du capital est déténu par les salariés.

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L'Orchestre de Chambre de Toulouse a été relancé sous forme de coopérative par les musiciens suite à un dépôt de bilan après une gestion calamiteuse. Depuis, leur notoriété n'a cessé de se développer sereinement.

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Pour les salariés associés d'Ethiquable, le modèle coopératif s'est imposé pour sa cohérence avec le projet d'entreprise : le commerce équitable.

 

Le point de vue du réalisateur

Autonomie de gestion, primauté des personnes et de l’objet sur le capital dans la répartition des excédents, service aux membres ou à la collectivité plutôt qu’au profit.

Comment s'appliquent ces jolis principes au quotidien ?
Comment la réalité du travail est-elle vécue par les associés coopérateurs ?
Quel est le réel pouvoir d'un associé ?

Dans le contexte de la crise actuelle, les coopératives résistent plutôt bien. La structure de leur capital partagé entre les salariés associés les met à l'abri des prédateurs financiers. Ces entreprises échappent à la logique du court terme et le fonctionnement collectif limite les licenciements. Face à l'adversité, elles se diversifient et innovent plus facilement. Autre constat, elles sont pérennes.

Le monde coopératif n'est donc pas une douce utopie. Leur principe de décision en Assemblée Générale des associés montre qu'une démocratie économique et sociale peut très bien gérer une entreprise.

 

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